Parcours professionnel

Bernard Chambon, a passé une grande partie de sa vie à l’étranger (il parle couramment quatre langues étrangères et a la double nationalité française et américaine). Il est titulaire d’une maîtrise de droit public et d’un DESS de droit public de l’Université de Paris II, Assas.
Sa dimension internationale et ses prédispositions d’homme de dialogue l’ont naturellement conduit à une carrière au sein de grands groupes multinationaux dans le domaine des ressources humaines et l’organisation stratégique.
Après un court passage dans un cabinet de formation spécialisée dans les relations sociales, il commence sa carrière dans les Ressources Humaines (RH) au sein du groupe Fiat – IVECO tout d’abord en usine puis en tant que Chef du Personnel commercial. Quelques années après il rentre chez Bouygues comme Directeur Adjoint aux Affaires Sociales du groupe. Il y conduit une évolution importante dans la gestion des relations sociales du groupe, tout en assurant la supervision de la Direction « Hygiène et Sécurité » ainsi que celle du corps des « compagnons du Minorange » ce qui l’amène bien évidemment à travailler directement avec Francis Bouygues. En 1982, il prend le poste de Directeur des Ressources Humaines des usines d’Aérospatiale à Toulouse. Il y mène, principalement, trois chantiers : il y calme le climat social et décrispe une situation tendue au lendemain de l’élection présientielle de 1981, met en place une politique de développement des ressources humaines s’appuyant sur des outils innovants pour le groupe puis, après avoir créé des liens avec les directions des ressources humaines des partenaires étrangers les fortifie et les optimise en mettant en place la DRH d'Airbus. Cinq ans plus tard, Henri Martre, PDG d’Aérospatiale lui demande de prendre la Direction des ressources Humaines d'Aerospatiale à Paris. Il y mettra notamment en place une politique de rémunération variable et un vrai processus de développement et de succession pour les équipes dirigeantes.
Néanmoins la dimension trop « franco-française » d’un groupe nationalisé et la lourdeur inhérente aux processus de décision et de contrôle dans le secteur public lui pèse. C’est ainsi qu’il rejoint Rhône Poulenc. Dans un contexte marqué par le retour dans le secteur privé de la société sous la Présidence de Jean- René Fourtou, il est nommé Directeur du Développement des Ressources Humaines du groupe et prend une part active à la «reconfiguration» culturelle et organisationnelle de la société. Jean René Fourtou lui confie alors la fonction RH du secteur chimie où il prend le titre de Directeur Général Adjoint "Hommes et Organisation" de cette branche. Il n’a jamais cessé d’exercer cette fonction de DGA jusqu’à ses dernières responsabilités. De 1991 à 1996, il s’investit dans l’étape préparatoire du spin-off du groupe RP, qui se divisera en 1997 en Aventis pour la branche pharmacie et Rhodia pour la chimie. En 1998, il devient Directeur Général Adjoint en charge des Ressources Humaines et de la Communication du nouveau Groupe Rhodia. Il participe activement à la construction d’une nouvelle société à la fois héritière de la culture RP mais différente de celle-ci, indépendante (renégociation de l’ensemble des accords sociaux), cotée en bourse, avec une dimension internationale à hauteur de 90% de son chiffre d’affaires. Au cours de la période qui suit, il est amené à conduire l’intégration RH d’importantes acquisitions de sociétés étrangères tout en menant à bien des cessions d’activités et des réductions d’effectifs en France et en Europe.
En 2003, Rhodia traverse une grave crise, conduisant à un changement de Président, et l’arrivée par promotion interne de Jean-Pierre Clamadieu. Il aide le nouveau Président dans le « sauvetage » du groupe en signant avec les cinq  organisations syndicales un accord de méthode qui a permis une vaste restructuration sans conflit majeur tout en mobilisant le personnel en interne sur le plan de redressement. Malgré les turbulences, il introduit au sein du groupe les problématiques de développement durable en intégrant celles-ci dans le système de management à travers une démarche appelée « Rhodia Way ».
Ses responsabilités s’élargissent alors à la supervision, outre le Développement Durable, des Affaires Publiques, de la Sûreté, et des Zones Amérique du Nord, Amérique du Sud et Asie (ce qui l'amène à de nombreux et fréquents déplacements aux Etats-Unis, au Brésil et en Chine). Il s’est aussi beaucoup investi dans la gouvernance du Conseil d’Administration du groupe plus particulièrement à travers sa fonction de Secrétaire du Comité des Rémunérations et Nominations.
En 2008, il est élu par ses pairs industriels des autres groupes de la chimie Président de l’Union des Industries Chimiques, ce qui l’amène à siéger au CA du groupe des fédérations industrilles (GFI) et au conseil executif du MEDEF.
Dans ce contexte il conduit la délégation du MEDEF aux états généraux de l'industrie ainsi qu'au sein du groupe de travail "proposition pour la compétitivité" de la confénce nationale pour l'industrie. Laurence Parisot lui demande de conduire une délibération sociale, sur la politique économique et industrielle. Elle aboutira à un texte commun des partenaires sociaux sur la problématique de la compétitivité française et à la publication en 2011 d'un texte commun patronat syndicat intitulé "approche de la competitivité francaise". Parrallèlement il copilote des échanges entre les fédérations syndicales de salariés de la chimie et de la métalurgie avec l'UIMM et l'UIC sur la politique industrielle.
Par ailleurs, en 2009, le Fonds Stratégique d'Investissement nouvellement créé le désigne comme administrateur représentant le FSI au conseil d'administration de STX France (ex-Chantier de l'Atlantique).


Enfin en 2011 après avoir assuré la Présidence de Rhodia-Chimie pendant plus de deux ans et demi, il quitte le groupe et crée "BC Consultant".